Rubrique 05 · Reconnaître

L'aliénation parentale : une violence faite à l'enfant

Reconnue par les psychiatres comme une violence faite à l'enfant, l'aliénation parentale n'a toujours pas de cadre juridique en France. Notre mission : la documenter, la faire reconnaître, accompagner ceux qui la subissent.

De quoi parle-t-on ?

L'aliénation parentale désigne le processus par lequel un parent (le « parent aliénant ») dénigre systématiquement l'autre parent (le « parent aliéné ») devant l'enfant, jusqu'à ce que celui-ci rejette le parent ciblé sans motif réel. Décrite par le psychiatre Richard Gardner dans les années 1980, elle est aujourd'hui documentée par des centaines de publications scientifiques et reconnue par l'OMS comme un facteur de souffrance psychologique de l'enfant.

En France, elle est reconnue par les professionnels mais largement absente du droit. C'est l'un des combats prioritaires du plaidoyer porté par ce site.

5.1

Comprendre l'aliénation

Pédagogie grand public : qu'est-ce que c'est, qu'est-ce que ce n'est pas, symptômes, causes, mécanismes.

5.2

Les 8 signes d'alerte

Test d'auto-évaluation. Si vous reconnaissez plus de 4 signes, sollicitez un avis professionnel.

5.3

Conseils pratiques

Comment préserver le lien malgré tout. Ne pas répondre à l'aliénation par l'aliénation. Tenir la cohérence éducative.

5.4

Ressources scientifiques

Travaux ACALPA, du Parental Alienation Study Group, publications du Dr Broca et d'Olga Odinetz.

5.5

Journée du 25 avril

Journée internationale de l'aliénation parentale. Mobilisation annuelle coordonnée avec les associations francophones.

Les 8 signes d'alerte (extrait)

  1. Campagne de dénigrement. L'enfant dénigre l'autre parent avec des arguments d'adulte qu'il ne peut avoir trouvés seul.
  2. Rationalisations faibles ou absurdes. Les raisons du rejet sont vagues, irrationnelles, ou exagérément négatives.
  3. Absence d'ambivalence. L'enfant n'a aucun bon souvenir du parent rejeté. Le rejet est total et binaire.
  4. Phénomène du « penseur indépendant ». L'enfant insiste sur le fait que c'est sa propre opinion, pas celle de l'autre parent.
  5. Soutien automatique au parent aliénant. Dans tout conflit, l'enfant prend systématiquement parti.
  6. Absence de culpabilité. Aucun remords pour la cruauté envers le parent rejeté.
  7. Présence de scénarios empruntés. Phrases, accusations qui ne sont pas de son âge.
  8. Extension du rejet à la famille élargie. Grands-parents, oncles, cousins du côté rejeté sont également effacés.

Critères de Richard Gardner, repris par le Parental Alienation Study Group.

L'aliénation parentale est une violence psychologique faite à l'enfant. Pas un simple conflit conjugal. Pas un caprice. Pas une « préférence » de l'enfant. C'est l'une des dix propositions législatives portées par notre plaidoyer : sa reconnaissance pénale.